...ou la vie militante d'une endogirl qui avait commencé par manger des graines pour tenter de réduire ses douleurs d'endométriose et qui a fini par créer un mouvement pour faire connaître et reconnaître l'endométriose en France.
Sonnez hautbois résonnez musettes, voici enfin venu le moment que nous attendions toutes et tous depuis de longs mois : la campagne de médiatisation de notre mouvement commence !!
Peut-être aurez-vous trouvé que c'était bien long, et j'en suis navrée, mais je ne vous apprendrais rien en vous disant que les choses doivent être faites dans l'ordre si on veut que ça puisse aller loin (vous savez, l'histoire de la monture ménagée tout ça...) et c'est ce que nous voulons tous !!
Or, inutile de vous rappeler qu'avant d'être Lilli H, je suis une femme malade, qui lutte chaque jour que Vishnou fait pour que ma vie garde le dessus sur la maladie, malgré que cette saloperie chose ait pris une ampleur terrible depuis plusieurs mois. Mais je vous raconterais tout ça une autre fois, ce n'est pas le sujet du jour... Donc... je savais depuis l'été dernier qu'une opération importante me pendait au bout du nez, et je ne voulais pas lancer la campagne tant que cette opération n'était pas faite, sachant que je serais hospitalisée un moment, et que j'aurais besoin de beaucoup de repos ensuite. Il me semblait un peu risqué de ne pas pouvoir maintenir la "pression" ou répondre à de potentiels contacts importants et précieux pendant ma convalescence et ainsi de devoir tout recommencer depuis le début, avec le risque énorme de perdre ma crédibilité et ainsi de tout gâcher...
Mais naïvement, je pensais que cette opération aurait lieu à l'automne 2011...
oui, oh, tu peux te marrer ! Je le mérite bien, va...
La vie en a évidemment décidé autrement, et après avoir vu mon état dégénérer pendant des mois, et souffert comme jamais, jusqu'à ne plus être que l'ombre de moi-même, enfin, cette opération a eu lieu il y a 3 semaines. Par chance (merci qui ? Merci Vishnou !), elle a été moins un peu moins lourde que les médecins ne le craignaient, juste un peu... Mais c'est toujours ça de pris. Je me remets tout doucement, de jour en jour, et il faut que je regarde les progrès faits depuis ma sortie de l'hôpital pour voir que je vais effectivement mieux. Mais j'ai encore du chemin à faire, et la fatigue... Arf ! La fatigue.... Me quittera-t-elle un jour celle-là ??...
Bref. Comme on dit, ça c'est fait ! Désormais, plus rien ne peut retarder la mise en route de la campagne de médiatisation du mouvement Lilli H. Et de ce fait,
EN AVANT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Nous allons procéder par ordre...
La première partie de cette offensive est la suivante : provoquer un buzz sur internet ! En 2012, c'est par là que passent les révolutions (ce ne sont pas les Egyptiens qui vous diront le contraire !) alors nous n'allons pas nous en priver !
Ainsi, la première chose à faire est d'envahir les forums: ceux où l'on parle de santé, de maternité, de psychologie, ceux des magazines féminins, des magazines de santé, ceux des professionnels de santé et futurs professionnels de santé... Bref : TOUS !
Mais la tâche est telle que vous imaginez bien qu'un seul hamster ne peut être à l'origine de tout !...
Donc, A VOS CLAVIERS !!!!!
Votre mission, si vous l'acceptez : envahir les forums, et maintenir leur mouvement !
Vous trouverez sur le site la liste des forum déjà "infectés", entretenez-les, autant que possible.
Vous pouvez aussi créer de nouveaux topics , aller envahir de nouveaux sites, diffusez-vous !
Ne soyez pas discrets, soyez voyants !!!!
MAIS n'oubliez pas de me tenir informer à l'adresse lilli_h@ymail.com des topics que vous ouvrez afin que j'enrichisse la liste et que tous les lillinautes puissent suivre...
Je compte sur vous !!! Et comme dirait Mini-Moi : 3...2...1... HYPEEEEEER VITESSE !!!!!! Ou bien, comme dirait une femme (que j'ai eu la chance incroyable, exceptionnelle et inoubliable de rencontrer) exemplaire :
Y'a de quoi en prendre de la graine... Autant dans notre campagne que dans nos combats de chaque jour...
Hier, nous étions le 25 février 2012, et sur la page de Lilli H. une étape de plus a été franchie :
nous avons atteint les 300 fans !!!
Je m'en noie de bonheur dans les cotillons !!
Quelle joie !!!! Jamais en lançant ce blog, point de départ de toute cette aventure, je n'aurais imaginer que nous arriverions à mobiliser autant de monde, même si j'ai bien conscience que c'est encore bien peu...
Pour fêter ça, j'avais promis une surprise une fois ce cap franchi, j'ai donc lancé le site de Lilli H.
avec beaucoup d'appréhension parce qu'on travaille dessus depuis un moment maintenant et qu'une fois n'est pas coutume, j'avais peur de ne pas être à la hauteur des attentes des Lillinautes...
Mais ma foi, les premiers retours sont très bons, ça fait plaisir et même chaud au coeur ! Nous l'avons voulu interactif grâce aux commentaires et toujours la page facebook. Nous espérons pouvoir y mettre très vite un forum (mais ça, ça demande encore une trèèèès grande énergie et beaucoup de travail quotidien !) afin que la communauté puisse vraiment s'entraider et avoir des échanges libres... Il est amené à évoluer énormément, plus au moins rapidement...
Mais surtout, j'espère voir très vite se remplir la partie "médias", avec des réponses positives...
ça marche aussi avec les orteils !
Tout ça est très long, j'en ai bien conscience, mais malheureusement mon état de santé est de plus en plus mauvais, et je dois passer le plus clair de mon temps à me reposer, ce qui me ralentit... Et parfois, bien trop souvent, il me faut ingurgiter des médicaments plutôt forts qui embrouillent mon esprit et m'empêchent d'être assez lucide pour écrire ce que j'ai à écrire... Je dois subir fin mars une énième intervention, qui je l'espère, m'offrira un peu de répit, mais en attendant...
Zzzzzz...
J'avoue aussi, honteusement, que comme toutes les endogirls, je traverse des moments de ras le bol absolu pendant lesquels j'aimerais bien ne plus entendre parler de cette saleté, faire le vide, ignorer. Aux innocents les mains pleines comme on dit ! Alors je traînasse, je tourne autour du pot, je lis deux lignes, je m'en vais, je fais semblant d'oublier... Mais au final, je me remonte les manches et endosse le costume de Lilli, parce que je sais qu'il n'y a que comme ça que les choses avanceront. Et j'en ai autant besoin que les 300 personnes qui ont cliqué "j'aime" sur ma page FB... Peut-être même plus maintenant, parce que Lilli fait complètement partie de moi et que j'y pense tout le temps, comme une tâche de fond...
Et puis, j'ai aussi des petites piqûres de rappel qui me viennent de personnes inattendues. Par exemple, Mini-Moi hier qui me demande "mais qu'est ce que tu fais Maman, tout le temps sur cette page ??" (notez bien le "tout le temps"... Votre hamster est en fait une vraie bête de somme... dans les deux sens d'ailleurs...) Alors je lui explique, tant bien que mal... Et il me rétorque "mouais. Je comprends ! Parce que ça doit pas être marrant d'avoir cette maladie !! Moi j'aimerais pas !! Tout le temps se reposer... tout le temps avoir mal... Toutes les choses que tu ne peux pas faire, tout le temps... Et puis tous ces médicaments que tu dois prendre à chaque repas !!!..." Un temps puis : "d'ailleurs... t'en as pas marre toi ??" Alors, je souris, frappée par la lucidité de ce petit homme, et je réponds, un peu lasse j'avoue, "si, j'en ai même plutôt beaucoup marre..." Il me regarde droit dans les yeux, et je vois qu'il réfléchit à plein régime, puis ajoute " Plutôt beaucoup ? Mouais... Il me semblait bien !" En hochant la tête pour bien confirmer son sentiment. Et la discussion s'est arrêtée là. Jusqu'à ce que, un peu plus tard dans l'après-midi, Mini-Moi m'apporte...
pour ceux qui auraient un doute, il s'agit bien là d'un hamster !
et sous le cadre blanc il avait écrit son prénom.
Comme quoi, la hamstérisation a bel et bien touché toute la famille !! Oui, parce que je ne vous ai pas dit, mais la structure du site a été créée par Maxi-Love, qui grâce à Vishnou et Vishnou merci, est un as de l'informatique. Ainsi, il gère tout ce qui est compliqué dans la construction du site, et moi, je remplis...
C'était un moment étrange cette discussion avec mon fils... Un peu triste, parce que mon loupiot se rend bien compte de la lourdeur de la chose, et que j'ai bien compris que s'il me demandait si je n'en avais pas marre MOI, c'était sans doute parce que lui-même en avait bien marre aussi. Et en même temps, c'était aussi un moment plein d'espoirs au final. Parce que si un enfant de 6 ans peut comprendre le cauchemar qu'est l'endométriose, alors ça laisse à penser que tout le monde peut le comprendre dès lors qu'on le lui explique !! C'est plutôt une bonne nouvelle ça, non ??
Enfin, il nous reste le logo de Lilli H. à trouver. Bon, en fait, il est déjà bien avancé. Il ne demande plus que du peaufinage désormais... Mon prochain billet vous racontera son histoire, promis.
En attendant, il va falloir que la Lilliteam se remonte les manches et attaque l'offensive média ! Et vous qui me lisez, je compte sur vous pour aller parler de nous sur tous les forums que vous fréquentez hein !!! Parce que c'est un travail d'équipe tout ça, alors maintenant que nous sommes 300, y'a plus d'excuses !
Alors les filles ??? Prêtes ??? Wannaaaaaaaa fight ??
Bien chers vous qui avez le bon goût de venir me lire...
Voilà fort longtemps que je n'ai rien posté. Et vous m'en voyez navrée et honteuse. Les choses se sont un peu précipitées pour moi, et la fin de l'année scolaire de Mini-Moi, les vacances à l'autre bout de la France, le retour pas très en forme... Et puis le pétage de plombs, le ras le bol absolu, le raz de marée de colère, et le besoin impérieux de se relever tout de suite et de se battre. Pour survivre. Pour arrêter de me plaindre dans mon coin et faire avancer les choses. Pour que mes copines endogirls et moi n'ayons plus à subir, en plus de la maladie déjà éreintante, les soupçons, le chaos médical, le désastre administratif...
Mais reprenons dans l'ordre, ce sera plus simple. Je crains cependant de ne pas être ni aussi légère ni aussi amusante que lors de mes précédents posts. J'espère que vous m'excuserez. Parfois il faut aussi savoir être un peu plus sérieux...
Alors la fin de l'année est arrivée, à une vitesse vertigineuse et voilà Mini-Moi qui quitte la maternelle pour se lancer vers de nouvelles aventures dans la cour des grands. Et même s'il reste pour le moment encore mon petit garçon, je sais que très vite il sera grand et qu'il me dira de ne plus l'embrasser devant l'école, voire même, Ô Vishnou prend pitié de moi, de ne plus l'accompagner jusque devant la porte, et carrément, Ô Marcel Rufo vient à ma rescousse, de ne plus l'y accompagner du tout... Le temps passe, l'horloge tourne comme le dit la chanson qu'on a fredonné tout l'hiver (et que grâce à moi vous aurez désormais de nouveau dans la tête pour les prochains quinze jours...) (Ne mentez pas, je vous entends damdamdéoter jusqu'ici !!), et je la laisse faire en la regardant d'un oeil. De l'autre, je veille sur mon fils, évidemment... et je surveille la cuisson des pâtes OK, j'avoue...
Mais cette année qui se termine me remue particulièrement. Peut-être parce que mon poussin tourne la page maternelle et que je sais désormais que chaque page qu'il tourne pour lui se tourne aussi pour moi. Peut être parce que les résultats de mes analyses m'apportent une bien mauvaise et très injuste sentence. Peut-être parce que dans mon groupe d'endocopines les mauvaises nouvelles pleuvent...
Peut être aussi parce qu'une année entière est passée sans que ma page à moi ne se décide à être tournée... Les fins de période sont toujours favorables aux bilans et le mien n'est pas terrible : mis à part de savoir désormais que je dois éviter les laitages comme Britney Spears devrait éviter les tondeuses à cheveux (Brit, si tu me lis !...) rien n'a bouger. Les médecins m'ont balader de traitements en traitements, de rendez-vous en rendez-vous, d'examen en examen et une année complète s'est écoulée sans que ma guérison n'avance d'un iota. Je me répète encore et encore que je dois être patiente, et la plupart du temps j'y arrive.
Mais ce temps qui passe n'est pas perdu que pour moi. Il est aussi perdu pour la sécu. Et le courrier tant redouté finit par arriver : mon arrêt maladie ne sera plus justifié d'ici peu... Comme si mon temps imparti était écoulé, ma clepsydre est vide et Passepartout s'ennuie...
Ma première réaction est l'ironie : "chériii ? bonne nouvelle !! la sécu m'annonce que d'ici peu je serais guérie !" Parce que si l'arrêt n'est plus justifié, c'est que je suis guérie non ? CQFD il me semble ! En tout cas, nous ne voyons pas d'autre explication...
Ma deuxième réaction est l'abattement caliméresque : c'est pô zuste... très vite suivi, mais alors très très vite, par une colère monumentale (et oui, je viens du sud) sauf que c'est pas les vents qui me l'ont soufflée mais l'injustice avec laquelle ce type de décisions tombe. Un jour, madame CPAM décide que ça y est, elle en a fini avec vous, peu importe que vous soyez guéri ou pas, peu importe que votre état vous permette de retravailler ou pas. Et vous pouvez tempêtez, pleurer, hurler, quand c'est fini, c'est fini...
Après avoir versées toutes les larmes de rage et de désespoir que mon corps contenait (et Vishnou sait que grâce aux traitements à la onc que j'ai avalé pendant toutes ces années mon corps s'est passablement élargi, donc qu'il a de quoi contenir, si vous voyez ce que je veux dire...) je suis entrée dans la phase de revanche du type "ah ils veulent la jouer comme ça, okayyyyyyyyyyyyy, on va la jouer comme ça !..."
Sauf que la revanche fomentée n'était pas jouable par ce même corps épuisé...
Aloooors, je suis entrée dans une intense phase de réflexion...
Et soudain... (cardiaque s'abstenir)
Au final, je ne saurais même pas dire si c'est la colère, le désespoir ou le besoin vital de réagir, d'être active face à cette pourriture que sont l'endométriose et ses dégats. Mais ce que je sais, c'est que tout à coup, j'ai décidé que c'était trop. Trop de souffrances, trop d'incertitudes, trop de recherches, trop de mauvaises images, trop d'ignorances surtout. Et face à l'ignorance, on peut réagir. Il faut instruire. Et une fois que les gens savent, alors les choses changent... Je parle ici de l'ignorance de ceux qui nous jugent sans savoir quelles sont nos souffrances physiques et morales, je parle de l'ignorance de l'administration qui nous considèrent comme de vulgaires numéros de dossiers, je parle de l'ignorance des médecins qui nous assurent que ce énième traitement sera le bon, qu'ils savent ce qu'ils font, que l'opération résoudra tout, mais aussi de leur ignorance de la maladie elle-même, de ce que nous vivons chaque jour et malheureusement chaque nuit... Sans compter de ce que nous faisons vivre à notre entourage... Je parle encore de la façon dont nous sommes ignorées, comme si nous étions embarrassantes, un point négatif dans leur carrière qu'il faut impérativement réduire au silence...
Et nous, femmes malades, nous qui souffrons, nous nous taisons face à tout ça, nous baissons la tête pour ne pas gêner, ne pas ennuyer, ne pas impliquer notre prochain dans un combat déjà bien trop lourd pour nous même. Alors nous souffrons en silence, nous restons nous aussi dans l'ignorance, nous endossons les costumes de personnes que nous ne sommes pas. Les gens nous croient un peu trop douillettes, un peu trop fainéantes, un peu trop sensibles, un peu trop caractérielles...
Mais ceux qui nous connaissent, ceux qui nous entourent, ceux qui savent parce qu'ils voient et entendent notre souffrance, ceux là nous disent courageuses, endurantes, volontaires... Et ils ont raison.
Parce que, même si nous n'avons le choix, nous avons à faire face à des souffrances physiques si violentes que parfois, trop souvent, même la morphine ne nous soulage plus. Nous avons à faire face à l'angoisse de la douleurs lorsque par miracle la douleur n'est pas là. Nous avons à faire face à l'infertilité, et pour certaines d'entre nous, tellement nombreuses, au fait que jamais nous ne serons mère, et que jamais nous ne donnerons d'enfant à l'homme qui partage cette vie insensée. Nous avons à faire face à des médecins septiques, parce qu'une menteuse est plus facile à traiter qu'une personne qui souffre. Nous avons à faire face à un monde du travail sans pitié, dans lequel s'arrêter 5 jours pas mois parce qu'on a ses règles est impensable. Nous avons à faire face à nos amis, qui ne comprennent pas toujours pourquoi on annule au dernier moment le rendez-vous prévu depuis si longtemps. Nous avons à faire face aux gens et à leurs idées reçues, préconçues, toutes plus révoltantes les unes que les autres...
Nous souffrons chaque jour. Nous vivons dans l'incertitude des lendemains, dans l'incertitude face aux traitements, face aux opérations, face à ce corps qui réagit de manière tellement illogique.
Nous vivons en sachant que nous sommes malades, en sachant que pour le moment aucun traitement ne peut nous guérir, en sachant que nous ne pourront pas être enceinte, ou alors au prix d'effort inhumains. Et si par miracle nous avons pu devenir mère, nous avons alors à faire face aux yeux de nos enfants qui nous voient souffrir, auxquels nous devons dire "non, je ne peux pas faire de vélo avec toi" ni de courses à pied, ni de foot, et, certains jours, nous devons faire face à ces mêmes enfants qui nous voient trop faibles pour poser un pied parterre, ou juste nous asseoir dans notre lit. Et malgré tout, nous trouvons la force de les prendre dans nos bras pour leur lire une histoire, parce que c'est le seul moyen que nous avons trouvé de leur prouver que nous sommes quand même là pour eux et de les rassurer : maman est plus forte que tout ça, ne t'inquiète pas.
Et comme si ce n'était pas déjà assez lourd, nous devons vivre en sachant que les gens nous jugent, mal, sans que rien ne puissent démontrer qu'ils ont tort.
Ce bilan est bien triste, j'en suis désolée. Mais il est vrai. C'est notre quotidien. Et vous savez, vous qui m'avez lu jusqu'à maintenant, que je ne suis pas du genre à faire dans le larmoyant, ou le pathétique. Mais parfois, il faut savoir dire les choses telles qu'elles sont pour donner une chance à ceux qui veulent savoir de comprendre et d'avoir les bonnes réactions face à nous.
C'est pourquoi, mes biens chers vous, aujourd'hui je me décide à mettre tout ça sur la table, et à y faire cogner mon poing. Et même, je monte sur cette fichue table !! Et je crie bien fort : REJOIGNEZ MOI !!!!Vous aussi, monter sur cette table (j'espère qu'elle est solide, parce qu'on va être nombreuses) avec moi pour dénoncer tout ça et informer le public afin que les mentalités changent à notre propos...
Mon but est simple : demander au Ministère de la santé que nos statuts et nos prises en charge soient les mêmes que pour les gens qui souffrent de maladies reconnues et informer les médias de notre mouvement afin que tout le monde sache ce que ça veut dire que de souffrir d'endométriose.
Mon arme est évidente : notre vécu.
Si vous lisez ces lignes et que vous êtes une endogirl ou que vous vivez dans l'entourage de l'une d'elle, alors écrivez votre histoire, votre manière de vivre la maladie. Témoignez de l'impact qu'elle a sur votre vie de femme. Raconter comment vous êtes traitées, pourquoi vous serrez les dents, comment vous vivez cette vie...
Mettez tout votre combat par écrit et envoyez le moi par mail à lilli_h@ymail.com Vous pouvez même garder l'anonymat. Mais rejoignez-nous parce que plus nous serons nombreuses, plus notre démarche aura d'impact. Il n'y a aucune raison que nous continuions à subir tout ça. Nous devons nous lever toutes ensemble et faire entendre notre voix.
C'est une capture de ma page facebook - Lilli H. contre l'endométriose - qui date du 22 juillet 2011,
jour où je me suis révoltée.
Et toi ? Quand est-ce que tu te révoltes ?...
J'ai déjà 23 témoignages, c'est super, mais il m'en faut bien plus pour avoir un réel pouvoir...
un tite bafouille rapide pendant que Mini-Moi se prend pour le Taïg Khris de la baignoire (mais quiiiii a acheté ce paquet de céréales ventant ses mérites ?? QUI ??) et avant que Maxi-Love ne débarque et ne découvre que notre salle de bain n'est plus vraiment une pièce de la maison, mais plutôt une succursale de la baie d'Arcachon....
Cette petite page créée plus pour le fun, et ce blog, créé plus pour mes endocopines curieuses de connaître mon ressenti face à ce nouveau régime, prend désormais une tournure à laquelle je ne m'attendais pas... ...et ça me fait réfléchir... beaucoup... ce qui n'est pas toujours très bon, je vous l'accorde. D'ailleurs, je ne vous cache pas que ça sent le grillé dans la maison depuis quelques jours...
Du coup, j'ai posté un sondage sur la page de Lilli, histoire de savoir ce que vous attendiez de moi... Et les quelques résultats obtenus pour le moment sont surprenants parce que vous attendez aussi de moi que je vous donne des infos sérieuses...
gné ?!
OK... Je vais donc m'atteler à la tâche, et tenterais de proposer régulièrement un petit aperçu de l'actualité à propos de l'endométriose...
euh... j'ai envie de dire, fingers in the nooze !
Je vais aussi essayer de faire des articles un peu plus souvent... Je ne vous cache pas que c'est tout à fait dépendant de mon état de marche général...
Mais en attendant, j'aimerais vous demander à vous aussi, bien chers lecteurs ADORES, de me dire ce que vous attendez de moi (foufur, oublies : je ne dirais pas camion une fois pour toutes) Pour ce faire, je vous propose soit d'aller sur la page de Lilli H. pour répondre au sondage (profitez-en donc pour cliquer sur "j'aime" si jamais ça n'était pas fait...), soit de me le dire dans les commentaires de ce post...
Ah, dernière petite chose : j'avais promis un diaporama des meilleures photos, mais j'arrive pas à y arriver... Picasa n'est pas mon pote...
Oups ! Mini Moi se prend pour Poséidon et provoque des Tsunami balnéraires...
... eeeeeeet vous aviez bien raison !! Quelle feignasse ce hamster... En même temps, c'est vrai, le Hamster n'était plus tout à fait lui ces derniers temps... Il s'était mis à fréquenter sa couette et son oreiller plus souvent que son PC... Il filait un mauvais copeau... Que voulez-vous ma bonne dame, tout fout le camp de nos jours...
Bref...
Passons...
Ne tergiversons pas...
Ne restons pas là-dessus, quoi...
On va pas en faire tout un plat (de lentilles ? mouarf !! mais quel humour !)...
A noter tout de même que je tape cet article alors que Maxi Love est absent, mais Mini Moi ultra excité par plusieurs jours de pluie (merci Vishnou pour la Terre et mes tomates), ce qui signifie absence d'activité défoulatoire dehors alors qu'on en avait pris l'habitude (comprenez donc que Mini Moi n'est plus un simple enfant, mais bel et bien un croisement entre un Iggy Pop déchaîné et un lapin Duracel longue durée. Trèèèès longue...), et devant une énième projection de Cars (drogue favorite dudit Mini Moi) sur le grand écran de la télé situé juste derrière mon (tout) petit écran de PC... Ca, c'est juste pour l'ambiance...
Alors, la dernière fois que je vous avais raconté mon hamtavie, je vous avais expliqué que certaines choses étaient... comment dire... ben... dégeu en fait. Oui, voilà, dégeu, c'est le terme. Bon, depuis il s'est passé un certain nombre de choses... On va reprendre dans l'ordre...
D'abord, il y avait eu Pâques, dont je n'avais pas eu le temps de vous parler... Et Vishnou sait qu'il y a à dire. Ou pas en fait. Par contre, il y avait à manger !! Et je ne sais pas si je vous l'ai déjà dit, mais dans la plupart des chocolats on trouve du lait !! Même dans le chocolat noir !! Même dans le chocolat à plus de 70% de cacao... !! En fait, le seul qui n'en ait pas, c'est le chocolat nestlé dessert... Heureusement qu'il existe celui-là... Parce que comment vous dire... Le chocolat dans ma vie c'est... comment vous faire comprendre ?... Arf... Je cherche mes mots... Je dirais... Indispensable... nécessaire... obligatoire - intrinsèque -vital - voire même primordial et fondamental... Alors LA fête du chocolat, sans pouvoir en manger un seul... Et puis bon, dans ma famille, il y a toujours certes un bon petit repas avant, mais surtout un dessert de ouf, que ma soeur se fait un plaisir de mitonner et créer chaque année. Bon, ok, ma soeur ET mon beau-frère. Genre ça quoi :
tu la vois la crème, là, au milieu, entre les deux couches de génoise moelleuse ?...
Détail du dessert pour que vous puissiez saisir l'ampleur de la difficulté...
Bon, le repas, on l'a fait chez nous cette année, du coup, j'avais fait autre chose (à savoir rouleaux de printemps maison quand même !!!), histoire de pouvoir tout manger... Mais le dessert... ARGH !!! Le dessert !!!!!... Comment faire... Ben ma soeur, cet amour (oui tout à fait, je lèche un peu ses tongs, mais bon, si je veux qu'elle continue, il faut quand même... mais juste un peu. Pas déc' non plus.) m'avait concocté de petits biscuits sans aucune trace de lait... Si. Et même qu'ils étaient super bons ! Comme quoi... D'ailleurs, vous noterez qu'elle n'avait pas que fait des biscuits, elle avait fait carrément une oeuvre d'art culinaire... Voyez vous même :
Tout est fait main, sauf les petits oeufs...
On avait aussi acheté des petits oeufs aux fruits, pour que je ne sois pas frustrée de petits zoeufs quand même... Mais bon... A part le petit lapin en chocolat noir de Lindt qui ne contenait ô miracle pas de lait du tout, ça a été dur dur... Et j'avoue, oui, j'avoue avoir croqué quelques zoeufs en chocolat noir (qui ne contient quand même que des traces de lait hein, le craquage est resté modéré) il faut dire que ceux là je les connais, et ils sont trop bons pour pouvoir résister. Je vous rappelle aussi que j'en étais à plusieurs semaines de sevrage déjà à ce moment là...
Petit aperçu de la table du dessert, sans la poule qui avait été entamée...
Détail qui tue...
D'autant que ces magnifiques sucettes ont été faites ici,
avec Mini Moi et Belle Soeur désignée volontaire pour mettre les mains dans le chocolat et former les boules...
Bref. Pâques était passé, sans trop de difficulté, et avec assez de retenue... Et je reprenais mon petit hamster de chemin, graines, laits végétaux, poissons, coquillages et crustacés. Mais pas sur la plage abandonnée.
Cependant, le pire se profilait à l'horizon...
Le pire étant que nous étions invité au mariage de ma petite cousine, pour tout un week-end. Et qui dit mariage dit bonne et grosse bouffe. Evidemment, je n'allais pas dire à ma cousine "ah au fait, si tu pouvais me concocter des menus particuliers pour moi toute seule, parmi tes 200 invités pour tout le week-end sans aucune trace de lait ou de viande, ça m'arrangerait. Non, je ne suis pas intolérante au lactose, c'est juste une expérience que je fais..." Du coup, je suis partie en me disant que j'allais essayer d'éviter les aliments bannis au maximum, et puis m'accorder quelques écarts. Pleine de bonne volonté la Lilli !
Mouais.
Pleine d'illusions aussi.
Premier repas, le samedi midi, sur la route, dans une pizzeria. Sauf que là, y'a du fromage sur toutes les pizza. Bon. Je demande donc une pizza végétarienne sans fromage. Je l'ai, je la mange, elle est bonne, tout va bien. Je dois préciser quand même pour la véracité du récit et afin que mes chers lecteurs ne doutent pas un instant de l'objectivité de mes propos, que pendant ce temps, cette même soeur qui avait été si bonne pour moi à Pâques, se tapait une pizza tartiflette, sans complexe aucun, assise à quelques centimètres seulement de mon naseau. En face de moi quoi. Pizza Tartiflette. Ai-je besoin d'en préciser les ingrédients ??
Oui, je la mets en extra large pour que vous compreniez bien l'ampleur de la torture...
Ai-je déjà précisé que ledit naseau était d'ailleurs particulièrement fin, sensible et délicat, ce qui ne facilite pas la tentative d'abstraction de l'environnement olfactif si vous voyez ce que je veux dire...
[Youpi ! Cars est fini !! Allez hop ! Au légo Mini Moi !]
Et en dessert, deux solutions s'offraient à moi, encore une fois : mousse au chocolat ou salade de fruit. J'ai déjà expliqué que les salades de fruits des restaurants je m'en méfie parce que c'est soit un truc en boîte où on ne retrouve plus aucun des goûts ni aucune des consistances des fruits saladés soit une occasion magnifique pour le cuisto peu scrupuleux de mélanger n'importe comment les fruits un peu abîmés qu'il n'a pas pu mettre dans ses tartes maison de la semaine passée. Donc, j'opte pour la mousse au chocolat. Sauf que Maxi Love était aux aguets et expose soudain d'une voix fort suspicieuse un fait terrible dont j'avions effectivement connaissance avant que mon inconscient ne se charge de le faire disparaître : certains mettent du beurre dans leur mousse au chocolat. Argh, triple flûte et moult saperlotte. Posons la question par acquis de conscience. La réponse est sans appel : il y a effectivement du beurre dans cette mousse au chocolat. Bien. Dans un élan de stoïcisme absolu, je choisis donc la salade de fruits. Qui fût évidemment désolante. Dans un soucis de clarté, je précise encore une fois que ledit Maxi Love c'est retrouvé reclassé en Moyen Love tout de suite après cet incident pour une durée forfaitaire de trois bonnes heures. Certes, il est prévenant, mais parfois, ne pas savoir c'est bon aussi... Enfin, ce qui est bon surtout c'est la mousse au chocolat. Qu'il a prise, lui.
L'après-midi passe, le mariage se fait, clap ! clap ! clap ! on applaudit... Diantre qu'on est ému... Mon Vishnou ! Que tu es belle ma chère cousine... bla bla bla...
Pendant ce temps, la bête s'est réveillée : j'ai faim. Faut dire aussi qu'une pizza à pâte très fine garnie uniquement de légumes et une salade de fruits pas terminée parce que vraiment les pommes n'étaient pas bonnes, ça cale pas son Kubiac !!
Du coup, je suis affamée. Arrive le moment du fameux Vin d'Honneur. Petits feuilletés à foison. Sauf que feuilletés = pâte feuilletée = beurre... Heureusement, il y avait des légumes frais coupé en petits morceaux à grignoter avec des sauces, genre dips. Et des crevettes préparées au guacamole. Divin !! Mais bon, j'allais pas toutes les manger non plus, affamée certes mais respectueuse des codes de savoir vivre tout de même. Donc, je mange des petits légumes crus. Mais sans sauce, parce qu'elles sont toutes à base de fromage blanc. Peccato... Alors j'en croque un, puis un autre, puis une autre... Tout en écoutant d'une oreille distraite la femme d'un cousin me parler des repas qu'elle prépare à ses enfants (en résumé, il semblerait quand même qu'elle fasse des pâtes tous les soirs, et tous les midis des légumes crus sans assaisonnements parce que les enfants aiment comme ça... no comment.)
[Merci Vishnou, Maxi Love est rentré et a emmené Mini Moi dehors... Quel caaaalme...]
Mais il n'empêche que ça non plus ça cale pas quand on a vraiment les crocs... Enfin, après d'interminables heures à masquer tant bien que mal les bruits de mon estomac révoltés, nous passons à table.
Les mises en bouches sont servies...
C'est ce moment précis que Mini Moi choisi pour marquer son mécontentement profond face à ce plan de table révoltant qui le place au moins à 2m50 de son père et moi.
Il ne veut pas être si loin.
Je ne veux pas céder.
Maxi Love prend finalement les choses en main après que je l'ai menacé occulairement de sérieuses représailles, et je peux enfin me jeter sur ma mise en bouche juste avant qu'une serveuse bien mal intentionnée pense que je ne suis pas attirée par la chose minuscule qui attend bien sagement dans mon assiette... Je la regarde (la mise en bouche, pas la serveuse, parce qu'à ce moment là l'humain ne m'intéresse plus, seule la bouffe trouve grâce à mes yeux. Enfin, à mon stomac surtout.) et là, c'est le drame. Cette minuscule chose semble bourrée de crème fraîche... Longues secondes de suspens... Que faire ?
Evidemment, le rien à péter l'emporte par KO sur la bonne conscience affamée... Genre bonne grosse raclée bien de chez nous... Genre, y'a même plus la patte arrière qui tressaute encore par réflexe. Genre, je tape encore un peu et je saute dessus juste pour être sûr que je lui ai bien mis sa pâtée.
Alors, enfin, je mange... Et je mange TOUT ce qu'on me sert sans même me demander ce qu'il peut y avoir dans mon assiette... Je suis affamée depuis des heures, je ne vais pas me mettre en danger si je consomme un laitage ou de la viande, par contre, si je ne mange pas, là je mets en danger l'entière population qui m'entoure... Le choix est évident... Je fais quand même l'impasse sur le fromage blanc et les choux à la crème de la pièce montée. A ce moment-là, il me reste encore un peu de sérieux...
Le lendemain, au petit déj', je boude le lait frais, mais je m'octroie du beurre, du vrai, et des minis-viennoiseries, c'est trop bon, quel bonheur... Sur la route du retour, difficile de trouver un sandwich sans fromage, et en plus ils coûtent tous un oeil, je finis par prendre du pain et du fromage... Raaaah... Quel bonheur... Du camembert en plus... Ca me maaaaaanque le fromage !!!!...
Evidemment, je suis décidée pendant tout ce temps à me reprendre en main dès le lundi suivant.... Mais je n'y arrive plus. Avoir regoûté à toutes ces choses divines m'en a redonné une envie encore plus exacerbée. Je n'ai envie que de fromage et de saucisson, et par dessus tout d'un bon jambon beurre au cornichon... Alors, je lutte, je lutte, mais je n'y arrive pas toujours. A ma décharge, j'ai un peu l'impression de lutter contre David Douillet avant son régime. Plus je lutte plus j'ai envie de lait, de fromage et de flan... Bizarrement, la viande ne me tente pas plus que ça, si ce n'est le jambon cru et le saucisson... Et puis les desserts sont durs durs, la compote ça va bien mais 6 semaines plus tard, c'est le ras la coupelle !!!
C'est d'autant plus dommage que je suis persuadée que cette période sans lait m'a fait beaucoup de bien... Alors, je ne baisse pas complètement les bras, je ne me résigne pas et j'essaie d'être sérieuse...
Oui Môssieur !!!! J'y arrive pas tous les jours, mais j'essaie... Bon, c'est super dur... Mais c'est pas que de ma faute...
Comment ça mon oeil !!! Oui Madame c'est vrai de vrai !!!
Bon, puisque vous ne me croyez pas je me tais. Non mais.
Nan, c'est pas vrai. En fait, j'ai tellement parlé de bouffe, que j'ai super faim et que je vais manger... Bon appétit mes Ham'is !! La prochaine fois, je vous parlerais des conséquences gastriques désastreuses du craquage. Quoique. Il me semble soudain avoir été tellement claire sur ce coup là que les explications sont désormais dérisoires... Non ?
Veuillez nous excuser pour l'interruption momentanée et involontaire de nos programmes.
Comme vous n'avez pas manqué de le noter, le hamster à disparu de vos écrans depuis un petit moment... Il se trouve qu'il a voulu changer de fournisseur d'accès, et qu'à vouloir mieux, il a eu pire pendant 10 jours... Ce qui veut dire rien du tout. No connection. No life. No roue à tourner. Argh.
Alors, voilà, les jours passent avec leur lot de "hum tiens ! ch'est bon cha !!" [bruits de mastication et d'avalage goulu] et de "iiiiiierk !! dégueu ça !" [bruits de crachage et tête de bébé à qui on donne du citron] [jamais vu ? googlise, tu comprendras...]
Notamment, et alors là, je crois que c'est imbattable, un met absolument ignoble et sans comparaison aucune. Réjouissons-nous, nous avons notre grand gagnant du concours "plus dégeu y'a que les sorbets de cervelles de singe de l'ennemi juré d'Indiana Jones" ...
C'est une crème d'amande à la vanille bio, commercialisée par Carrefour, dans des petits pots en plastique, trouvée au rayon Crème Mont-Blanc, Flan Alsa, gâteau de riz Yabon (sauf que je leur conseille vivement de rebaptiser ça yabeurk) etc. Quand au beau milieu de mes recherches de nourriture hamsteresque j'ai vu cette petite crème à la mine inoffensive, je me suis dit "ouuuuh la bonne idée que voilà", parce que je vous cache pas que la compote midi et soir, ou le fruit (cf article précédent, pomme banane poire mangue et on recommence) yapasbon : yamarre. Donc, même si le prix affiché était proprement indécent (rapide calcul... pourrais m'acheter 4 tablettes de chocolat nestlé dessert noir, le seul ne contenant que des traces possible de lait) je me suis dit qu'il fallait quand même que je goûte...
...
Ah ben j'ai bien fait tiens !!
...
Le truc avait une consistance agréable, il faut quand même que je le dise. Mais alors le goût... Comment définir la chose...
En fait, l'amande en question n'était pas issu de lait d'amande (quoique, après mon essai peu concluant de lait d'amande au chocolat, j'aurais dû me méfier...) mais à partir d'amande amère. Mais pas l'amande amère sympa qu'on aime bien dans les amaretti. Noooooooon.... C'est l'amande amère qui ressemble plus à de l'amende amère... C'est celle qui fait iiikk dans la bouche, comme quand le citron est trop acide et passe sur les côtés de la langue. C'est celle qui, soyons clairs, donne envie de recracher. Quant à la vanille, n'en parlons pas, elle était aussi forte que la personnalité de Loana. Miskin, la pauvre. C'est vous dire...
MAIS, un hamster affamé ne se laisse pas décourager aussi facilement. Alors, j'ai tenté de l'améliorer. Faut dire aussi que vu l'investissement de départ, ça me faisait un brin mal au coeur de la jeter après trois cuillerées (ben oui, la première, on goûte, on se dit "étrange ce goût ?!", la deuxième on se dit "impossible que ce soit si mauvais", la troisième on se dit "ah ben si ! Et même pire. Faut que je trouve quelque chose à mettre dedans...")
Première tentative, je mets un peu de cassonade :
veuillez noter le nom de la marque, je vous prie.
Deuxième tentative, je mets du sirop d'agave (qui a un bon petit goût de bonbon au miel) :
Je tente quand même une nouvelle cuillerée au nom de mon compte bancaire, mais là, y'a pas moyen, j'abdique. Je veux bien faire des sacrifices, me forcer à finir quand j'aime pas des masses, mais là, les masses, elles me tombent sur la cabeza et me font voir trente six chandelles à la citronelle. Longues durées les chandelles. Y'a des limites à la barbarie, à l'acharnement thérapeutique, à l'oppression du peuple... Je déclare haut et fort à un Georges C. hilare devant mes grimaces et mes frissons que là, non, je ne peux plus envisager d'avaler ou même de déposer sur mes papilles cette mixture Fukuchimesque. Le petit pot atterri à la poubelle sans l'once d'un remord, sinon celui d'avoir goûté, et son frère jumeaux me nargue depuis à chaque fois que j'ouvre le frigo... N'ayez aucun doute, il finira dans la poubelle sans avoir été ouvert, dès que ma conscience financière sera prête à l'accepter (et que l'homme aura le dos tourné).